Sept ans après la maestria sonore et visuelle du Chant du Loup, Antonin Baudry revient aux affaires avec un projet d’une ambition folle : La Bataille de Gaulle. Et à la vue de ces premières images vertigineuses, le pari semble non seulement tenu, mais transcendé. Et l’événement cinématographique français de l’été 2026 vient de s’offrir une carte de visite absolument magistrale avec une bande-annonce.

Dès les premières seconde, le ton est donné. Juin 1940 : la France s’effondre et signe l’armistice face à l’ennemi. L’esthétique d’Antonin Baudry frappe d’emblée par sa noirceur étouffante et son réalisme viscéral. Ce n’est manifestement pas un énième biopic poussiéreux ou scolaire que devrait nous proposer le cinéaste, mais bien un thriller historique haletant.Pour retracer cette période charnière, le projet s’articule autour d’un diptyque audacieux : L’Âge de fer (sortie prévue le 3 juin 2026) et J’écris ton nom (attendu pour le 3 juillet 2026). Adaptée de l’excellent ouvrage de référence De Gaulle, une certaine idée de la France de l’historien britannique Julian T. Jackson, l’intrigue semble s’éloigner de l’hagiographie pour s’ancrer dans la chair, la boue et le chaos politique d’une nation brisée.

Sommet franco-britannique ?

Un projet grandiose

Dans le rôle du général, Simon Abkarian est attendu de pied ferme, de même que le reste d’une distribution prestigieuse : Benoît Magimel, Niels Schneider, Anamaria Vartolomei, Mathieu Kassovitz et Thierry Lhermitte. Des interprètes de qualité sur le papier censés se glisser dans la peau de héros entrés dans l’Histoire hexagonale. Ce montage nerveux de deux minutes, orchestré par Pathé, souligne aussi bien la tension palpable des tractations en huis clos que l’émergence épique des premiers résistants de la France libre à travers l’Europe et l’Afrique.

Rappelons par ailleurs que La Bataille de Gaulle sera l’un des temps forts du Festival de Cannes 2026, puisque le premier volet, L’Âge de fer, y fera l’objet d’une présentation très attendue Hors Compétition. Une vitrine de choix pour affirmer sa dimension de fresque cinématographique avant de partir à l’assaut des salles obscures cet été.

François Verstraete

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