En ce dernier week-end d’avril, l’effervescence monte d’un cran sur le sol américain et le box-office s’en ressent. Toutefois avant de basculer au mois de mai, c’est une véritable légende de la pop culture qui est venue dicter sa loi dans les multiplexes. Sans grande surprise, le biopic événementiel consacré à Michael Jackson a fait exploser les compteurs, détrônant un plombier moustachu qui semblait jusqu’ici intouchable.

En effet, le grand vainqueur de ce week-end s’appelle sans conteste Michael. Le long-métrage réalisé par Antoine Fuqua s’empare de la première marche du podium avec un démarrage conséquent estimé à 97 millions de dollars pour ses trois premiers jours d’exploitation. Le film a su capitaliser sur l’immense nostalgie et la curiosité du grand public en dépit des critiques frileuses. Néanmoins, il lui sera très compliqué de rentabiliser son budget gargantuesque avoisinant officiellement les 155 millions de dollars (certains évoquent même la somme de 200 millions).

Relégué à la deuxième place après un règne sans partage, Super Mario Galaxy, le film est loin d’avoir dit son dernier mot. Pour son quatrième week-end à l’affiche, le dernier fruit de la collaboration d’Illumination et Universal récolte encore 28,5 millions de dollars, affichant une baisse de fréquentation extrêmement bien maîtrisée (à peine -35 %). Ce maintien exceptionnel permet à la franchise de franchir un nouveau cap symbolique. Le film cumule déjà plus de 410 millions de dollars sur le seul territoire nord-américain, confirmant l’appétit insatiable du public familial pour l’univers étendu de Nintendo. L’objectif du milliard de dollars pour le plombier moustachu est toujours envisageable, même s’il n’égalera pas le score faramineux de son aîné (plus 1,3 milliards de dollars de recettes).

I’m bad

Sur la troisième marche, l’horreur subit de plein fouet la traditionnelle malédiction du second week-end. Le Réveil de la Momie qui tentait de réinventer la célèbre franchise avec une approche purement sanguinolente, accuse une chute assez lourde de -62 % de ses recettes. Avec 11,2 millions de dollars glanés ce week-end, le film porte son cumul à 38,5 millions de dollars. L’échec se profile donc pour le travail de Lee Cronin.

À l’inverse, le modèle absolu de longévité de ce début d’année 2026 s’appelle Project dernière chance. Le long-métrage de science-fiction produit par Amazon MGM se maintient vaillamment à la quatrième place pour sa sixième semaine d’exploitation. Il amasserait 7,8 millions de dollars supplémentaires pour un superbe total cumulé de 165 millions de dollars sur le territoire domestique et dépasserait les 600 millions au total si on ajoute les résultats à l’international. Sans dégager d’excédent, le film rembourserait déjà les sommes investies (plus de 200 millions).

Résurrection inutile

Enfin, la fausse comédie romantique The Drama récolterait encore près de 2,6 millions de dollars. Avec plus de 100 millions de dollars accumulés (en incluant le bilan à l’international), A24 a remporté en partie son pari.

Le box-office nord-américain se porte plutôt bien  en cette fin de mois d’avril et pose de bonnes bases pour l’arrivée des mastodontes de la saison estivale, qui démarre avec le week-end du 1er mai et l’arrivée du Diable s’habille en Prada 2.

François Verstraete

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