Ce premier week-end de mai marquait traditionnellement le coup d’envoi de la saison estivale outre-Atlantique, une case historiquement verrouillée par les blockbusters. Néanmoins, en ce début de mois, la tendance s’inverse radicalement ! Les super-héros et les films de science-fiction ont laissé leur place à la haute couture et à la pop music. Dans tous les cas, jour férié oblige, le box-office américain a bénéficié de cette période favorable pour les salles locales.

Vingt ans après avoir fasciné le public dans Le Diable s’habille en Prada, Miranda Priestly prouve qu’elle n’a absolument rien perdu de son influence. Le Diable s’habille en Prada 2 s’empare directement de la première place du classement nord-américain avec un joli démarrage estimé à 77 millions de dollars. Porté par le retour tant attendu de son quatuor d’interprètes, le film distribué par 20th Century Studios a attiré les foules.

À l’échelle mondiale, le long-métrage aurait déjà amassé 233,6 millions de dollars. Cette entame intéressante rassurera la production qui a déboursé plus de 100 millions de dollars durant le développement, sans inclure les coûts liés à la campagne marketing.

On est premier :

Sur la deuxième marche du podium, le roi de la pop continue d’alimenter le tiroir-caisse de Liongate. Pour son deuxième week-end d’exploitation, le biopic Michael engrangerait 54 millions de dollars. Malgré une baisse tout à fait logique de 44 % par rapport à son lancement, le long-métrage affiche un maintien acceptable. Avec 183,8 millions de dollars cumulés sur le sol américain et un score estimé à 423,9 millions pour le monde, le film pourrait atteindre son seuil de rentabilité, en dépit de son budget démesuré avoisinant les 200 millions de dollars.

Les piliers du printemps font de la résistance

Derrière ce duo de tête intouchable, les mastodontes du mois d’avril poursuivent avec sérénité leur très belle carrière en salles. Super Mario Galaxy, le film s’accroche fermement à la troisième position avec 12,1 millions de dollars, hissant son cumul domestique à l’impressionnant palier de 402,6 millions de dollars. En outre le plombier de Nintendo tutoie désormais la barre colossale des 900 millions de recettes globales sur le monde. Franchira-t-il le cap symbolique du milliard ?

Juste derrière, l’adaptation du roman de science-fiction Projet dernière chance se maintient brillamment, ajoutant 8,5 millions de dollars à son escarcelle, signant une très faible baisse de fréquentation (-33 %). Ce succès particulièrement solide et constant porte son total à 318,3 millions de billets verts aux États-Unis.

On est encore dans la course !

Du côté des autres nouveautés du week-end, on retiendra l’entrée remarquée du thriller Hokum édité par NEON. Le film réussit à se hisser à la cinquième place en récoltant 6,4 millions de dollars. Ce score, bien que loin des chiffres stratosphériques des blockbusters qui le précèdent, lui permet d’amortir instantanément son micro-budget de 5 millions de dollars.

Malgré ces résultats satisfaisants sur le papier, l’industrie peine encore à retrouver le rythme de l’année bénie de 2019, pré Covid. Il faudra surveiller l’évolution des chiffres, notamment avec l’arrivée dans deux semaines du Star Wars : The Mandalorian and Grogu (avec des préventes évaluées pour le moment à 80 millions de dollars).

François Verstraete

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