Les résultats du box-office us pour la période du 10 au 12 juillet 2026 sont tombés. Le verdict s’avère pour le moins révélateur de la lassitude qui guette le public nord-américain face à l’hégémonie inéluctable du recyclage hollywoodien. Par ailleurs, on relève des scores de fréquentation en demi-teinte pour ce week-end.
C’est un véritable coup dur pour le studio aux grandes oreilles. Bien qu’elle s’empare de la première place du classement la relecture en prise de vues réelles de Vaiana, la égende du bout du monde prend l’eau de toutes parts. Avec un démarrage estimé à seulement 43 millions de dollars sur le sol américain, le long-métrage réalise une contre-performance abyssale, d’autant plus préoccupante que son budget de production avoisinerait les 250 millions de dollars. Ce score s’inscrit bien en deçà des lancements des précédents remakes de la firme, symbolisant ce qui ressemble de plus en plus à une fatigue évidente de la franchise. Le navire coule à pic face à des attentes colossales.
Derrière ce démarrage poussif, les valeurs sûres de l’animation continuent d’asseoir leur domination sur les salles obscures. Des Minions et des monstres s’accroche fermement à la deuxième marche du podium avec 20,5 millions de dollars. Affichant une baisse de fréquentation modérée, l’inusable saga d’Universal et Illumination cumule déjà plus de 108 millions de dollars outre-Atlantique. Un résultat à relativiser toutefois, puisqu’il est peu probable que ce volet égale ses aînés en termes de succès. Juste derrière, la nostalgie opère toujours avec Toy Story 5, qui conserve la troisième place en récoltant 18,5 millions de dollars supplémentaires.
Supergirl s’enfonce, Michael au firmament

Le public en quête d’hémoglobine s’est tourné vers Evil Dead Burn. Sixième volet de la saga culte initiée par Sam Raimi, le long-métrage horrifique classé R s’installe en quatrième position avec un premier week-end estimé à 13,7 millions de dollars. Une entrée tout juste correcte, inférieure à celle du précédent opus de la licence et au triomphe récent des homologues du genre. Le Top 5 est complété par Young Washington, la production d’Angel Studios, qui engrange 6,4 millions de dollars pour sa deuxième semaine d’exploitation.
Plus bas dans le classement, le désastre se confirme pour l’univers DC Studios. Supergirl plonge inlassablement pour s’échouer à la huitième place avec 3,6 millions de dollars ajoutés au compteur. Le rejet est total pour cette superproduction qui ne devrait même pas atteindre la barre fatidique des 100 millions de dollars aux États-Unis.
Il convient enfin de saluer un exploit majuscule : le biopic Michael a officiellement franchi le cap symbolique du milliard de dollars de recettes à l’échelle mondiale ce week-end (dont près de 372 millions sur le seul marché domestique). Distribuée par Lionsgate, le long-métrage devient ainsi le tout premier biopic, mais aussi le premier film d’un studio indépendant, à atteindre un sommet aussi stratosphérique. Une performance historique à souligner par conséquent.
Il faudra bien entendu surveiller l’arrivée en fanfare du mastodonte de Christopher Nolan, L’Odyssée la semaine prochaine.
François Verstraete
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