Les résultats du box-office us pour la période du 12 au 14 juin 2026 sont tombés et le verdict s’avère pour le moins intéressant. Les salles n’ont pas vraiment été remplies ce week-end, marqué par le retour de Steven Spielberg.
En tête de ce palmarès, l’événement tant espéré se matérialise : Disclosure Day s’empare de la première place. En signant un retour vers la science-fiction et les mystères extraterrestres, Steven Spielberg engrange 44 millions de dollars pour le week-end d’ouverture de son long-métrage. Un lancement correct pour une œuvre dépourvue de franchise préexistante. L’entreprise, dotée d’un budget évalué à 115 millions de dollars, devra néanmoins faire preuve de persévérance sur la durée pour espérer une véritable rentabilité globale et ne pas voir ce démarrage se transformer en feu de paille.
L’épouvante s’immisce quant à elle à la deuxième marche du podium avec une résilience fascinante. Le phénomène Obsession continue d’amasser les spectateurs, récoltant 19 millions de dollars supplémentaires pour atteindre l’impressionnant cap des 188 millions sur le territoire nord-américain. Ce triomphe de la tension contraste avec l’effondrement brutal d’un autre représentant du genre : Scary Movie. Relégué en troisième position, ce recyclage cynique s’écroule drastiquement. Avec 14,5 millions de dollars au compteur et une chute vertigineuse de 73 % de ses entrées, la blague s’épuise irrémédiablement, prouvant la volatilité extrême du public. Le thriller de l’étrange Backrooms, production signée A24, se maintient honorablement à la quatrième place avec 11,3 millions.
Plus bas dans le classement, le rejet frappe l’adaptation Masters of the Universe, cinquième avec 8,7 millions de dollars. L’iconique justicier de Musclor peine tragiquement à drainer les foules faramineuses et une authentique catastrophe financière se profile (le budget du long-métrage est évalué à plus de 200 millions de dollars). Le petit désastre se confirme également pour Star Wars : The Mandalorian and Grogu. L’aventure galactique chute au sixième rang avec seulement 4,7 millions de dollars de recettes hebdomadaires. Il limite néanmoins la casse en raison de son financement moins important qu’à l’accoutumée (environ 165 millions de dollars) et les pertes, bien qu’élevées, seront moins conséquentes que pour Solo.
Enfin, l’hagiographie de bas étage Michael assoit sa redoutable longévité. Le biopic musical s’accroche au septième rang avec 4,1 millions de dollars, propulsant son cumul américain au-delà des 362 millions. Le public continue de se ruer vers ce récit balisé, attiré par la simple force de la nostalgie.
Un statu-quo transitoire s’installe dans les salles obscures, en attendant la redoutable bataille de la semaine prochaine avec l’arrivée des mastodontes Toy Story 5 et Jackass : Best and Last, prêts à faire de nouveau tonner la mécanique des blockbusters.
François Verstraete
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