Les résultats du box-office français pour la période du 1er au 7 juillet 2026 sont tombés. Les mastodontes de l’animation dictent à nouveau leur loi, profitant pleinement des retombées juteuses des vacances d’été. En tête de ce palmarès, un statu quo s’installe tandis que la domination écrasante de Toy Story 5 se maintient sans le moindre éclat novateur. Le fleuron des studios Pixar conserve la première marche du podium pour sa troisième semaine consécutive d’exploitation. Le grand public se rue en masse, hypnotisé par le pouvoir d’attraction nostalgique de la franchise.
Juste derrière, le rouleau compresseur d’Illumination ne faiblit pas. Des Minions et des monstres s’accroche fermement à la deuxième position, drainant les foules. L’auditoire plébiscite un humour potache, très référencé. Quoi qu’il en soit, le choc de ces deux franchises ne laisse que quelques miettes à la concurrence.
Du côté de la superproduction nationale, un sursaut de résistance parvient tout de même à se faire ressentir. La fresque historique La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom s’empare d’une très honorable troisième place pour ses débuts dans les salles obscures de l’Hexagone. Cette entreprise ambitieuse, portée par des moyens colossaux, tente de contrer le cynisme mercantile américain. Ce succès est d’ailleurs soutenu par le maintien implacable de son prédécesseur, La Bataille de Gaulle : L’âge de fer. Toujours présent dans le haut du classement, son cumul dépasse allègrement la barre du million et demi de tickets vendus. Un résultat toutefois insuffisant pour rentabiliser un budget colossal !
La chute s’avère en revanche d’une brutalité inouïe pour l’univers super-héroïque. La nouveauté Supergirl, qui tente péniblement de se frayer un chemin dans ce paysage estival saturé, doit tristement se contenter des miettes. Malgré une combinaison de salles massive, l’aventure kryptonienne accuse un rejet cinglant. Complètement ignoré par les spectateurs en dépit d’une énorme campagne promotionnelle, le film s’écroule. Ce désaveu populaire résonne comme une véritable sentence de mort.
Plus bas dans le classement, le cinéma de genre continue de proliférer dans l’ombre. Le thriller de série B Permis de Détruire parvient à exister et attire de nouveaux spectateurs, flattant les plus bas instincts d’un auditoire éternellement avide de frissons éphémères. De son côté, Obsession refuse de s’éteindre et profite d’un maintien de fréquentation honorable, capitalisant sur son excellente dynamique des semaines passées.
François Verstraete
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