Les résultats des entrées en salles dans l’Hexagone pour la période du 20 au 26 mai 2026 sont tombés. Alors que l’on prédisait un essoufflement de la machine hollywoodienne, la puissance d’une galaxie lointaine vient écraser, de toute sa force nostalgique, une concurrence pourtant solidement ancrée.
Sur la première marche du podium, le mastodonte de l’industrie s’impose sans coup férir. Avec 486 000 tickets vendus pour sa première semaine d’exploitation, The Mandalorian and Grogu s’empare logiquement de la couronne. Cette performance loin d’être faramineuse sur le papier, s’avère pourtant solide, puisque le long-métrage ne bénéficie que d’une couverture avoisinant les 580 copies, soit deux fois moins que Michael.
D’ailleurs, l’ancienne vedette du classement entame une chute prévisible. La fresque biographique signée Antoine Fuqua consacrée au Roi de la Pop, accuse une baisse de régime sévère en perdant 64 % de sa fréquentation. Toutefois, avec 344 000 entrées supplémentaires, le long-métrage franchit un cap stratosphérique en cumulant plus de 4,87 millions de spectateurs depuis sa sortie.
Sur la troisième marche, Le Diable s’habille en Prada 2 connaît une trajectoire tragiquement similaire. Le film perd 62 % de son audience hebdomadaire, attirant tout de même 212 000 amateurs de haute couture. Le cumul frôle les 2,48 millions de curieux, un résultant très satisfaisant.
La curiosité Obsession
Face à ces rouleaux compresseurs, le cinéma d’auteur et les propositions singulières opposent une résistance fascinante. Le thriller Obsession réalise un maintien miraculeux, ne cédant que 12 % de ses entrées avec 183 000 nouveaux spectateurs pour sa deuxième semaine, démontrant que l’attrait pour les œuvres horrifiques perdure avec le temps. L’Abandon, drame poignant signé Vincent Garenq, captive encore 124 000 âmes, en dépit d’un faible nombre de copies (moins de 350).
Plus loin dans le classement, La Vénus électrique et la comédie Pour le plaisir s’accrochent courageusement aux branches du succès. De son côté, la nouveauté Autofiction séduit 75 000 cinéphiles. Une performance médiocre ce drame habile.
Ce classement risque d’être fort peu bouleversé dans les jours à venir, avant l’arrivée, le 3 juin prochain, du premier volet de La Bataille De Gaulle.
François Verstraete
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